7 façons de rater sa plateforme de marque

7 façons de rater sa plateforme de marque.

plateforme de marque

La plateforme de marque est une démarche indispensable pour orienter les actes d’une entreprise, au delà de ses discours. Mais souvent elle se transforme en usine à gaz, où l’on pinaille pendant des heures sur des nuances qui chaussent du deux. Quelques conseils pratiques pour éviter les impasses les plus fréquentes.

Impasse #1 : La plateforme en chambre

La plateforme de marque est un exercice abstrait et souvent jugé fumeux en dehors du département marketing. L’erreur commune : accepter la situation et travailler sa plateforme exclusivement entre marketeux. Car si le reste de l’entreprise n’en voit pas l’utilité avant même de commencer, ça ne risque pas de s’arranger quand ils devront juger et s’approprier un travail qui leur aura complètement échappé.

Une plateforme de marque efficace commence par un travail d’évangélisation auprès de tout le comité de direction. Tout le monde doit être convaincu de son utilité, et clair sur ses implications. Pour y parvenir:

  • Illustrez le manque de cohérence actuel des actes et discours de la marque ou l’absence de différentiation par rapport à la concurrence et montrez les conséquences concrètes.
  • Partagez des benchmarks de plateformes et la manière dont elles inspirent et orientent le développement produit, l’expérience client, la politique RH, le design…

Bien sûr il y aura toujours des récalcitrants; raison de plus pour transformer les autres en alliés dès le départ et les impliquer tout au long du process de travail.

Impasse #2 : La plateforme Bac+12

Il existe des centaines de formats de plateforme de marque. À peu près autant que d’agences et de sociétés de conseil. Ce qui, soit dit en passant, illustre plus les problèmes d’ego de leurs dirigeants qu’une réelle créativité sur les outils. Car au final tous ces formats, des plus simples aux plus compliqués, reposent sur les trois mêmes questions fondamentales.

  • Quelle raison d’être/ quel combat incarne ma marque?
  • Qu’est ce qui distingue la manière d’agir de ma marque/ mon entreprise par rapport à celle de mes concurrents? (dans le fond comme dans la forme)
  • Quel est le champ de produits et services sur lequel ma marque est légitime?

Moins de temps passé à faire un comprendre un outil, c’est plus de temps pour s’en servir et une plus grande probabilité pour que tout le monde s’y réfère ensuite. D’où ma préférence personnelle pour le format le plus universel qui soit, celui des Golden Circles de Simon Sinek. Pas la peine d’être un expert du marketing pour s’en servir, ce qui aide à éviter l’impasse #1.

Et si vous trouvez ça trop simpliste, c’est peut être que votre réflexion manque de clarté 🙂

Impasse #3 : La plateforme Ban Ki-Moon

Réaliser une plateforme de marque est un exercice difficile. Il implique un grand nombre de participants qu’il va falloir fédérer derrière une vision commune de la marque. Et souvent quand on veut mettre tout le monde d’accord, on finit avec un patchwork d’idées contradictoires ou inoffensives.

Une vraie plateforme de marque part d’une conviction claire qui se traduit en pour-actions concrets et engageants. Si chacun y voit ce qu’il a envie d’y voir, vous n’avez pas une plateforme de marque mais un mille-feuilles diplomatique qui n’orientera aucune de vos actions.

Prenez votre plateforme et demandez vous si elle vous aide à fermer des portes (des produits et services à succès de vos concurrents qui n’auraient pas de sens sous votre marque) comme à en ouvrir d’autres (des idées d’innovations produit et service, des actions fortes en RP).

Un exemple ? REI, distributeur de produits de randonnée aux États-Unis.

Leur mission: connecter les américains à la nature. Au nom de cette plateforme de marque, ils ont décidé de renoncer au lucratif Black Friday. Ainsi ce jour là chaque année, pour inciter le plus grand nombre à aller au contact de la nature plutot que d’arpenter les centres commerciaux, REI ferme tous ses magasins (y compris le .com), tout en payant ses salariés.

Quelle action de ce type votre plateforme de marque pourrait-elle inspirer ? Quels sacrifices êtes vous prêts à faire au nom de votre marque?

Impasse #4 : La plateforme sous acide

Tous les articles sur le sujet le disent : la plateforme de marque c’est le moment d’affirmer une ambition forte pour sa marque. Un mot d’ordre souvent interprété comme un permis de faire n’importe quoi, au nom du tout est permis. Combien de plateformes donnent l’impression que ceux qui les ont pensées ont fumé la moquette ?

Assurez vous que le combat ou la mission de votre marque, soit non seulement différentiant mais surtout rendu crédible par des actions qui distinguent la marque de ses concurrents. Viser haut, ça n’empêche pas de garder les pieds sur terre. Deux exemples que j’adore : AirBnB et Décathlon.

Impasse #5 : La plateforme Jacques Seguela

À ce stade de votre lecture, vous aurez compris mon point : une bonne plateforme de marque part d’une raison d’être forte qui se traduit par des actes forts plutôt que par des longs discours. D’où l’écueil de la plateforme pensée par des publicitaires pour des publicitaires. Elle oriente au mieux le discours de la marque (et le joli film vignette avec le piano triste en fond sonore qui va avec) mais laisse ingénieurs, designers, agence RP ou Social comme une poule devant un couteau.

Pour vous assurer que votre plateforme oriente les actes autant que les paroles, mieux vaut s’entourer de gens qui pensent l’impact de la marque sous toutes ses formes et sans a priori.

Pour commencer, définissez ce qui fait la dimension communautaire et conversationnelle de votre marque. Quelle est la motivation majeure de vos clients à se considérer comme partie intégrante d’une communauté, à vous suivre en social, à parler de vous, à vous défendre?

Un indice, à moins d’être Thermomix ou Ferrari, ce n’est pas juste leur passion débordante pour votre produit. Quelques exemples intéressants de dimension communautaire de marques: pour Patagonia c’est l’activisme écologique; pour Nike+ Running Club, l’émulation; pour Leroy Merlin, les projets pour l’habitat.

Impasse #6 : La plateforme Jean-Claude Van Damme

Smart, empower, revolution, disrupt, connect, enjoy, well being… Autant de mots qui signalent souvent la plateforme de marque molle du genou. Le piège avec ces mots, notamment quand ils sont utilisés par des francophones, c’est l’illusion d’un message fort : difficile d’être contre, mais pas facile non plus d’enthousiasmer toute une entreprise pour les porter.

Bossez en français dans le texte et bannissez les anglicismes. À moins de travailler avec un groupe dont l’anglais est la langue de travail obligatoire, mieux vaut discuter, penser et rédiger sa plateforme de marque en français, histoire de ne pas se laisser endormir par des jolies tournures de phrase en anglais. Quitte à la traduire ensuite si elle doit être partagée internationalement.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement; si vous avez un problème de traduction c’est sans doute le symptôme d’un problème de sens plus large.

Impasse #7 : La plateforme PSG 2017

Une fois la plateforme de marque finalisée, l’erreur serait de crier victoire. Vous n’avez fait que la moitié du chemin. Certes les mots sont posés et les grands principes édifiés, mais désormais le plus dur commence : en faire une réalité au quotidien à travers l’ensemble des actes et discours de la marque, jour après jour, détail après détail.

Et un jour…

… qui sait, vous regarderez les grands principes de votre marque posés sur une feuille avec 41 ans de recul et vous y trouverez encore l’inspiration de nouveaux actes forts.


Conforme aux achats

10 banques d'images libres de droits (et gratuites) à connaitre en 2019.

10 banques d'images libres de droits (et gratuites) à connaitre en 2019

Ah les banques d’images ! Trouver le visuel impactant, la perle rare qui fera toute la différence est souvent un exercice long, voir fastidieux. D’autant plus s’il vous faut prendre en considération les notions de droits et de prix. Détendez-vous, dans cet article on vous donne notre top 10 2019 des banques d’images les plus cool, libres de droits ET gratuites à utiliser.

 

Que vous ayez besoin de réaliser un moodbaord, de trouver des visuels pour activer vos réseaux sociaux, d’illustrer un article de blog, de construire votre site internet ou simplement d’enrichir une présentation, il vous faudra avant tout passer par une minutieuse étape de recherche d’images.

 

Banques d’images et droits d’images.

 

Et comme vous êtes comme tout le monde, avant d’envisager l’une des traditionnelles banques d’images payantes (Getty Images, shutterstock, Adobe Stock – anciennement Fotolia – ou plus récent Stocksy et EyeEm) vous souhaiterez certainement explorer toutes les alternatives de banques d’images gratuites.

 

Alors, on a tous un jour ou l’autre utilisé une image trouvée au détour d’une recherche Google sans pour autant en vérifier les droits associés. Pourtant, à l’instar des droits d’auteurs, il existe des droits d’images, même sur Internet…

D’où l’intérêt des banques d’images, qui permettent de recenser un incroyable choix de références photos en les classant, par catégories, genres, types de licences, prix, droits d’usages, etc.

Maintenant, le problème c’est que dans l’inconscient collectif, images en HD et utilisations commerciales multiple, riment rarement avec images de qualités et gratuité.

Avec ce top 10 de banque d’images gratuites et libre de droit, on espère vous faire changer d’avis. Une sélection de sources créatives, de haute qualité pour tout type d’usage.

 

Top 10 2019 :

 

Ce top 10 est non-exhaustif et présenté sans ordre particulier 🙂

 

 

1. Unsplash

Une base de 300 000 photos enrichies tous les 10 jours. Une interface d’une simplicité chirurgicale qui n’est « polluée » par aucune publicité. Des visuels uniques et sous licence « Creative Commons Zero ».

Vous n’aurez besoin que de 2 clics pour télécharger de superbes images que vous aurez toute latitude de modifier, d’utiliser pour tout type d’usage. Le bonheur.

Notre coup de coeur chez A line.

 

https://unsplash.com/

 

 

2. Pexels

Certainement l’une des meilleurs banques d’images à utiliser en 2018. La force de Pexels réside à la fois dans la richesse de sa communauté de contributeurs et surtout dans l’attention toute particulière qui est mise dans la sélection des visuels à disposition de l’utilisateur. Vous ne trouverez pas ici des milliers de références, mais là encore les images sont sous licence « Creative Commons Zero » et d’excellente qualité (résolution 2K).

 

https://www.pexels.com/

 

 

3. Burst

La banque d’image présentée par Shopify nous offre une belle sélection de photos variées et de très bonne qualité. Le tout packagé dans une interface encore une fois ultra intuitive.

 

https://burst.shopify.com/

 

4. LibreShot

En creusant un peu, vous pourrez trouver sur LibreShot de superbes et atypiques images. L’un des plus vieux sites du genre présente la particularité de ne proposer que des photos de son fondateur, Martin Vorel. Petit bémol, on notera que l’interface est un peu brouillon et les pubs trop nombreuses.

 

https://libreshot.com/

 

5. SplitShire

Quelques classiques et un super choix d’images proposé par le photographe Daniel Nanescu.

 

https://www.splitshire.com/

 

6. Negative Space

Negative Space offre de nouvelles photos gratuites et libres de droits chaque semaine. Photos qui, une fois encore, sont proposées sans aucune restriction à l’utilisation. Comme nombre des services présentés ici, la recherche y est rendue particulièrement simple, grâce aux catégories et recherches par hashtags.

 

https://negativespace.co/

 

7. Foter

L’une des plus grandes banques d’images de ce top 10. Foter annonce plus de 335 millions d’images référencées. Attention à l’instar de Pexels ou Unsplash, les images présentes sur Foter n’ont pas toute le même niveau de licence. Autre contre partie de sa taille, on tombe plus souvent sur des photos sans saveur.

 

http://foter.com/

 

 

8. Pixabay

Pixabay référence des millions de photos de qualité, publiées sous licence « Creative Commons Zero ». Son moteur de recherche vous permettra de découvrir facilement un large choix d’images libres de droits mais également de vidéos ou d’illustrations.

 

https://pixabay.com/

 

 

9. Iso Republic

ISO Republic fournit des images de stock gratuites pour les designers, développeurs, blogueurs, équipes Marketing et Social Media. Particularité, ISO Republic propose d’accéder à des séries de photos exclusives via l’inscription à sa newsletter.

 

https://isorepublic.com/

 

10. Visual Hunt

La plus large banque d’images de cette sélection avec Foter. Avec ses centaines de millions de références, Visual Hunt fonctionne comme un moteur de recherche. Entrez un mot clé et le site vous présentera sur une même page l’ensemble des résultats associés, de la photo ordinaire à la plus créative.

 

https://visualhunt.com/

 

 

Encore une fois, cette liste est non-exhaustive (on aurait pu y ajouter Flickr, Pinterest et bien d’autres), il n’est pas improbable que vous n’y trouviez pas votre source d’images favorite. Si tel est le cas, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos suggestions.

 

Bonne recherche dans ces banques d’images gratuites…

 


Les 8 essentiels pour un brief projet efficace.

Les 8 essentiels pour un brief projet efficace

Contrairement à un bon plat, qui ne nécessite pas toujours une recette précise, un brief bien défini est souvent le point de départ d’un projet réussi. Voici les 8 éléments essentiels à la construction d’un brief (créatif ou autre) pleinement efficace.

 

1. Votre entreprise et son contexte

 

Commencez par le commencement, vous. Présentez dans le brief votre entreprise et le contexte qui entoure le projet que vous souhaitez lancer :

 

  • Présentation de votre entreprise
  • Domaine d’activité (produits / services) ?
  • Positionnement ?
  • Contexte actuel ?
  • Projets / transformations / nouveautés en cours ou à venir et qui sont liés à la mission ?
  • etc.

 

N’hésitez pas à renseigner ici le lien vers votre site web ou joindre tout document complémentaires susceptibles d’étayer votre propos. Si vous avez un document de plateforme de marque, notamment pour les sujets liés au branding, cela sera d’une grande aide dans le briefing de votre partenaire.

 

2. Votre projet et ses objectifs

 

Probablement la partie la plus importante de votre brief. Celle qui permettra aux freelances de comprendre le ou les objectifs de la mission et d’en mesurer la finalité.

 

  • Présentez votre projet 
  • Vos attentes
  • Les enjeux poursuivis
  • Les résultats attendus
  • Les critères utilisés pour mesurer le résultat

 

Un objectif peut être de plusieurs types : objectif d’image (ex : notoriété, changement de positionnement, …), objectif commercial (acquisition, fidélisation, …). De l’expression claire de votre projet et de ses enjeux dépendra la pertinence de la réponse apportée par les freelances.

 

3. Vos cibles

 

Expliquez qui sont vos consommateurs, les caractéristiques de votre cible (âge, localisation géographique, mode de vie ou de consommation, centres d’intérêt, etc.) ainsi que son rapport à vos produits ou vos activités.

 

4. Les livrables attendus

 

La liste des livrables détaille tous les éléments attendus dans le cadre du projet. Pour chaque livrable, indiquez clairement le travail à réaliser : est-ce une refonte ou une réalisation à part entière ? est-ce une optimisation d’un contenu existant ?

 

  • Les différents types de supports (ex. 4 pages web, 6 affiches 4×3, 1 site e-commerce avec X pages, 3 vidéos de 30s, …)
  • Les différents types de fichiers (ex. PDF, PNG, PSD,.mov etc.)
  • Les dimensions 
  • Les langues concernées (français uniquement ou plusieurs langues)
  • Les éventuelles déclinaisons de messages
  • Toute autre information importante

 

Notez que lors de vos échanges avec les freelances il arrive parfois que des propositions alternatives de livrables vous soient faites pour, par exemple, mieux répondre à des contraintes de budget ou de planning, mais sans remettre en question vos objectifs. 

 

5. La concurrence

 

Qui sont vos concurrents ? Sur ce projet en particulier, que font vos concurrents à titre de comparaison, de différenciation ? Quelles sont les « best practices » et « worst practices » que vous souhaitez suivre, éviter ?

Dresser un panorama de votre environnement concurrentiel peut se révéler un point d’aide et d’orientation très utile au moment de choisir une direction (artistique notamment) différenciante pour votre projet. 

 

6. Les guidelines

 

Qu’il soit créatif ou non votre projet doit s’intégrer dans l’univers existant de votre entreprise et s’aligner avec vos objectifs. Précisez alors les notions de :

 

  • Tonalité
  • Message
  • Univers visuel.

 

Si vous possédez des guidelines de marques, ou des règles d’exécution à respecter, partagez-les. N’hésitez pas non plus à partager tout projet en cours ou passé susceptible de servir d’exemple ou d’inspiration.

 

Concernant les inspirations, si vous possédez déjà des idées de l’orientation à donner à votre projet, partagez avec les freelances des éléments visuels pouvant éclairer leur réflexion. Cela leur permettra également de se rendre compte du style, du niveau de créativité, de complexité, etc. que vous attendez.

 

Évitez toutefois d’être trop précis ou trop directif à ce stade. Il vaut parfois mieux ne donner que des intentions au sens large plutôt que des directions pré-définies et laisser la créativité des freelances faire le reste.

 

7. Timing & Budget

 

Pensez à communiquer toutes les contraintes connues, notamment de timing et de budget.

 

Si votre projet s’inscrit dans une échelle de temps précise, cela permettra dans un premier temps aux freelances d’évaluer s’ils sont en capacité de répondre à votre demande ou non. Dans un second temps, cela vous permettra de définir clairement les échéances de livraisons ainsi que les différentes étapes de discussions intermédiaires avec les freelances.

 

Tout comme le timing, si vous disposez d’une enveloppe budgétaire fermée, précisez-le. Votre budget déterminera la réalité des livrables et, le cas échéant, les ajustements à y apporter pour trouver le bon équilibre entre vos attentes et ce qui est réalisable.

 

8. Les interlocuteurs

 

Une relation fluide entre les différentes parties-prenantes est primordiale au bon déroulement d’un projet. Détaillez le nombre de personnes impliquées dans votre équipe et surtout le rôle et le périmètre de chacun. 

En suivant ces 8 points pour la construction de votre brief, vous serez en mesure de poser des bases solides à votre projet et communiquer ainsi aux freelances toutes les informations nécessaires pour garantir une collaboration et une exécution à succès.

 

 

Prêt(e) à vous lancer ?

Créez un nouveau projet ou une nouvelle mission.